 On a peur ! Une peur qui paralyse, pétrifie ! On est seul, une solitude comme un refuge. On devient spectateur de notre propre vie. Une indispensable distance entre le monde réel et nous-même qui devient une question de survie. On revit notre agression régulièrement, cette souffrance qui ressurgit à chaque cauchemar comme un cri de l’âme. Ce traumatisme qui change une vie, c’est l’hémorragie de l’âme ! Certaines refouleront l’événement toute leur vie et d’autres verront leur personnalité si détruite qu’elles seront incapables de retrouver la paix. La victime n’a alors aucun choix : soit elle combat, en cultivant sa haine du violeur, en ruminant sa vengeance contre lui ; soit elle fuit, en essayant d’oublier, en s’endurcissant pour ne pas souffrir des douleurs à venir de cette vie qui doit malgré tout continuer, en se repliant sur elle-même, en devenant insensible...: Ni émotions ni désirs... Pour ne plus ressentir!”
Nathalie Boutin, Fondatrice de la Fondation Ekuus.
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 Statistique Canada Les agressions sexuelles au Canada 2004 Quantifier les agressions sexuelles demeure difficile, car la grande majorité (91 %) des crimes de cette nature ne sont pas signalés à la police. Selon les données sur la victimisation autodéclarée dans le cadre de l’ESG ( Enquête sociale générale) 512 000 affaires d’agression sexuelle, ce qui donne un taux de 1 977 incidents pour 100 000 personnes de 15 ans et plus. Comme la plupart des agressions sexuelles ne sont pas déclarées, le nombre d’agressions sexuelles signalées à la police est nettement inférieur, environ 24 200 infractions sexuelles ayant été consignées par la police en 2007. Les données de la police, qui renferment des renseignements sur les victimes de tout âge, montrent qu’en 2007 plus de la moitié (58 %) des victimes d’agression sexuelle étaient âgées de moins de 18 ans, les enfants de moins de 12 ans représentant 25 % des victimes. La grande majorité de ces jeunes étaient de sexe féminin (81 %). Les services de police ont aussi indiqué que ce sont les types d’agressions sexuelles (niveau 1) les moins graves qui composaient la majorité (86 %) des infractions sexuelles, les 14 % restants constituant les formes d’agressions sexuelles les plus graves et les autres infractions d’ordre sexuel, soit l’incitation à des contacts sexuels et l’exploitation sexuelle.
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 Rapport de recherch e remis au centre d'intervention en abus sexuel pour la famille. (CIASF) Efficacité d'une intervention de groupe auprès d'adolescentes ayant vécu une agression sexuelle
Marc TOURIGNY, Ph.D. Martine HÉBERT, Ph.D. Pascale SÉNÉCHAL,M.A. Isabelle DAIGNEAULT, Ph.D. Ann Claude SIMONEAU, M.A. Département d'éducation spécialisée, Université de Sherbrooke Département de sexologie, Université du Québec à Montréal Département de psycho-éducation, Université du Québec en Outaouais Département de pschologie, Université de Montréal Département de psychologoe, Université du Québec à Montréal
Les résultats montrent en effet des améliorations statiquement significatives au niveau des symptômes de stress post-traumatique. Ils démontrent clairement l'utilité d'une intervention de groupe structurée auprès d'adolescentes agressées sexuellement.
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Le psychothérapeute français, Régis Lamotte, parle ainsi des victimes d'agression:
«Ces personnes rencontrent parfois des difficultés avec les hiérarchies, les pouvoirs, et toutes notions de contrôle extérieur pouvant s’exercer sur eux-mêmes. Ce qui est légitime par rapport à ce qu’elles ont vécu. Effectivement, elles ont à l’extérieur d’elles, une partie d’elles, dissociée, qui, elle, est d’une vigilance extrême à tout ce qui peut ressembler à de la manipulation, du danger et du risque».
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